| |
Concorde: les Britanniques critiquent l'enquête française
jeudi 12 octobre 2000 - 11h06 heure de Paris
LONDRES (AFP) -
Des responsables de l'aviation britannique, rapportait la presse jeudi, ont critiqué ce qu'ils estiment être la lenteur de l'enquête française sur l'accident du Concorde, alors que British Airways serait prête pour sa part à reprendre les vols du supersonique."Les Français mettent une éternité à enquêter sur l'accident", a estimé Chris Darke, secrétaire général du syndicat des pilotes britanniques Balpa, cité par le Guardian et l'Independent. "Cela fait dix semaines que l'enquête a commencé et nous n'avons fait que trois semaines de vrai travail", a renchéri Ken Smart, chef du Bureau d'enquête britannique sur les accidents aériens (AAIB). Il a dénoncé "des délais de procédure inacceptables" dans l'enquête. Experts français et britanniques doivent avoir une nouvelle réunion jeudi, à Londres, d'un groupe de travail commun destiné à définir les mesures de sécurité supplémentaires à prendre pour permettre une reprise des vols du Concorde. British Airways ne cache guère sa frustration croissante à être contrainte à maintenir au sol ses supersoniques, après l'accident d'un Concorde d'Air France qui a fait cent-treize morts, le 25 juillet près de Paris. Un porte-parole de BA a indiqué, jeudi à l'AFP, que la compagnie britannique pourrait reprendre ses vols quelle que soit la décision prise par Air France. "A partir du moment où les autorités de contrôle sont satisfaites et que tout est approuvé, alors oui, ce qu'ils (Air France) font est de leur seul ressort". "Nous sommes confiants dans le fait que Concorde va reprendre ses vols, et même assez vite", a ajouté le porte-parole. Air France avait immédiatement suspendu les vols de ses cinq autres Concorde, mais British Airways avait attendu le 15 août pour prendre une décision similaire pour ses sept appareils. La compagnie britannique avait fait valoir qu'elle avait procédé, il y a quelques années, à une amélioration du dispositif de protection autour des roues du supersonique, à la suite d'un incident à New York, ce que Air France n'avait pas fait.
|
|