Dessous-dessus pour Givenchy, femmes fleurs chez Ungaro
mercredi 11 octobre 2000 - 19h53 heure de Paris
PARIS (AFP) -
Givenchy a joué les contrastes mercredi lors de son défilé prêt-à-porter printemps-été 2001 avec des dessous portés dessus, des oppositions féminin-masculin, tandis qu'Emmanuel Ungaro élevait la femme au rang de fleur.Le styliste de Givenchy, Alexander Mc Queen, aime les femmes corsetées. Il leur met de larges ceintures pour bien tenir la taille et mieux mettre en valeur les volumes des jupes: superposition de tulle noir ou froufrou vert-rouge-blanc qui donne des airs de fêtes mexicaines avec un top blanc en maille scintillant. Les porte-jarretelles sont de sortie sous des déshabillés/habillés ou des mini-jupes. Les robes-combinaisons mettant en valeur les hanches rappellent les années 50. Les femmes peuvent avoir aussi un air de mauvais garçon avec des ensembles vestes-pantalons marron rayure tennis et chapeau à la Al Capone. Mais comme Mc Queen aime la fête, il sort sa palette de couleurs pour des ensembles rayés rouge et or dont la taille est encore prise dans une large ceinture à damier rouge. A moins de préférer des vestes bicolores d'inspiration rappelant les ranches texans. La femme est une fleur pour Emmanuel Ungaro. Qu'elle porte une veste-pantalon, une robe, une jupe, que la matière soit la laine, la soie, le satin ou le crêpe, le couturier a de la suite dans les idées : une fleur sur le côté, une pluie de pétales sur une robe, des broderies en forme de fleurs, une fleur dans les cheveux dominant une voilette... Le tout donne l'impression d'être revenu aux années 20. Quant aux couleurs, elles replongent dans l'Art Déco. Logique. Stella McCartney (Chloé) a elle-aussi poursuivi une seule et même idée. Mais pas dans le même registre. Etait-elle indomptable enfant? Son célébrissime père, présent comme toujours dans la salle, n'a pas apporté la réponse. En tout cas, McCartney fille aime les chevaux sauvages autant que le faisait sa mère Linda. Elle les déclinent sur tous les modèles ou presque. Alors que faut-il chercher? Les différentes techniques de travail : des imprimés graphiques aux broderies de paillettes réalisées à la main. Moins connue, la Belge Véronique Leroy a été longuement applaudie à l'issue d'un défilé d'inspiration très balnéaire. Elle a su allier la fraîcheur - avec ses tissus éponges fleuris pour des mini-robes coulissées - à une habileté certaine dans les coupes, notamment de ses pantalons. Si elle cède aussi à la tendance du zip, c'est pour l'embellir avec des blousons aux emmanchures à fermeture éclair pour leur donner de l'ampleur. Enfin chez Vuitton, on aime les uniformes... de palace bien sûr. Des grooms en livrées portaient des valises dûment siglées, au début d'un défilé qui a tourné à la parade militaire avec beaucoup de vêtements kaki ou mastic, tel ce manteau de satin cuir ou ce bikini camouflage, décidément très prisé des défilés. Les accessoires indispensables s'appellent casquettes ou képis. Le fameux sac siglé est toujours là, mais écrit façon graffiti. Pour ceux qui préfèrent l'amour à la guerre, le styliste Marc Jacobs a décliné de plusieurs manières - vidéo, plastique, découpé plastique - des roses sur des jupes de gaze nylon ou d'organza blanches. La journée devait s'achever en soirée par le défilé d'un des couturiers les plus talentueux de sa génération, Jean-Paul Gaultier.
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